Embarquez destination l'Espace
[ Dans la peau d'un astronaute ]    [ SpaceShip et WhiteKnight ]
Repères

En quelques chiffres

  • Temps de montée initiale : 50 minutes
  • Vitesse avant largage : 800 km/h , vitesse d’un avion à réaction civil type Airbus.
  • Altitude maximale avant largage : 15 200 m ou 50 000 pieds (1 pied = 0.33cm)
  • Vitesse de propulsion de SpaceShip One : 4 000 km/h ou 2 500 miles ou 3,3 fois la vitesse du son qui est de 1 235 km/h
  • Accélération : + 3,4 g (3,4 fois le poids du corps sur soi-même).
    (L’attraction Space Mountain de Disneyland est à 2.5 G au démarrage)
  • Temps de vol supersonique : 90 secondes
  • Altitude maximale: 110 kms
  • Altitude d’arrêt du moteur fusée : 80-90 kms
  • Altitude admise de l’espace : 100 kms
  • Durée de vol en impesanteur : 4à 5 minutes sans propulsion
  • Décélération durant la phase de descente : jusqu’à -6G pendant quelques secondes
  • Durée du vol  retour : 45 minutes
  • Temps de vol total : 2 heures 30 environ

L’INNOVATION TECHNOLOGIQUE AU SERVICE DU TOURISME SPATIAL

Lorsque vous embarquerez à bord de SpaceShip 2 ( navette spatiale présentée au public en décembre 2009), vous prendrez place pour un vol de 6 personnes vers l’espace.

Ce vol vous procurera les mêmes sensations qu’un vol en orbite autour de la Terre et pourtant jamais votre appareil n’entrera en orbite. C’est d’ailleurs à cette condition que le tourisme spatial pourra se démocratiser.

Le vol suborbital présente en effet l'avantage de recréer les conditions du vol en orbite à un coût technologique et financier moindre. En vol suborbital, vous franchirez la frontière spatiale et volerez en impesanteur pendant quelques minutes sans pour autant quitter complètement le champ d’attraction terrestre. Comment ? Le vol suborbital, aussi surnommé « saut de puce », suit une trajectoire parabolique.

En orbite

L’avion fusée, après largage par son avion porteur, est propulsé à plus de Mach 3,4 (4000 km/h) vers le ciel au-delà des 100 km d’altitude qui marquent officiellement la frontière de l'espace. Peu avant que cette altitude soit atteinte les moteurs de l’avion fusée sont coupés, l’appareil poursuit cependant son ascension jusqu’au  point culminant de sa trajectoire à près de 120 km d’altitude avant de redescendre en « chute libre ».

Durant toute cette phase de vol non propulsé, qui dure 4 à 5 minutes, vous serez placé en état d'impesanteur, l’accélération compensant la gravité, les sensations  (et les manifestations physiques) sont les mêmes que si le champ de gravité était nul (à 100 km d’altitude la gravité n’est pourtant que 3% moindre qu’à la surface de la Terre). Puis, c'est la réentrée dans l’atmosphère et la descente en vol plané vers la piste d’atterrissage.

L’intérêt du vol suborbital n’est pas uniquement ludique.

En vol

Déjà Virgin Galactic projette  le transport long courrier de passagers à vitesse hypersonique. Avec sa future flotte d’avions spatiaux, Virgin Galactic ambitionne, par exemple, de rallier Paris à Sydney en une demi-heure, d'ici à quinze ans. Mais il faudra pour cela, maîtriser la complexité des vols balistiques, et en particulier le freinage sans échauffement excessif, d’un appareil lancé à 18 000 km/heure !