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CONDITIONS DE SECURITE ET IMPACT ENVIRONNEMENTAL

Q : Les vols spatiaux n’engendrent-ils pas d’importantes conséquences sur l’environnement ?

R : Tout dépend de quel type de vol et de quels types d’appareils il est question. Le vol sub-orbital nécessite une moindre puissance de propulsion et par conséquent une consommation moindre de carburant. Son impact environnemental est donc plus faible que celui d’un vol orbital. Par ailleurs, la conception des appareils de Virgin Galactic minimise encore cet impact. Construits en matériaux composites, SpaceShip Two et WhiteKnight sont beaucoup plus légers que les appareils généralement construits en métaux et alliages de métaux, ce qui là aussi minimise la puissance nécessaire à leur propulsion (et par conséquent leur consommation de carburant). Il en va de même du choix d’un décollage « en l’air » et des choix de conception du moteur fusée hybride de SpaceShip Two. L’impact environnemental des vols est une préoccupation constante de Virgin Galactic, il n’est pas nul, mais minimal. Et les travaux de recherche se poursuivent pour l’abaisser encore.

Q : En quoi les appareils de Virgin Galactic sont-ils plus respectueux de l’environnement que les engins des Agences Spatiales françaises, russes ou américaines ?

R : Les objectifs poursuivis ne sont pas les mêmes, le transport de passagers sur des vols suborbitaux n’implique pas les mêmes contraintes technologiques que les voyages en orbite ou vers la Lune. Ils ont un impact moindre sur l’environnement. De plus, la conception des appareils Virgin Galactic privilégie la légèreté et l’aérodynamisme. Moins « gourmands » en carburant que leurs concurrents, ils sont moins polluants.

Q : Quelles normes de sécurité s’appliquent aux vols suborbitaux Virgin Galactic ?

R : Virgin Galactic suit rigoureusement les normes et exigences de sécurité émises par la Federal Aviation Administration (Administration Fédérale de l’Aviation) américaine, qui est en charge de la régulation et du contrôle des opérations aériennes et aérospatiales pour toutes les compagnies opérant sur le territoire des Etats-Unis. Ces règles, extrêmement strictes, visent à garantir un maximum de sécurité aux passagers. De son côté, Virgin Galactic a mis en place des procédures de tests et essais de ses appareils très complètes. L’exploitation commerciale ne débutera d’ailleurs pas tant que Virgin Galactic n’aura pas acquis la certitude que les vols sont sûrs, ce qui explique qu’aucune date précise n’est aujourd’hui arrêtée pour le premier vol suborbital commercial.

Q : En quoi consistent les tests effectués sur les appareils ?

R : Toutes les phases de vols sont analysées jusqu’aux circonstances les plus critiques, de manière à mesurer les facteurs de charge, la résistance consécutive des matériaux à l’arrachement, aux variations de températures, à l’usure, aux variations de pressions extrêmes, etc. D’autres tests d’exploitations sont ensuite réalisés avec des passagers volontaires et des pilotes de la compagnie Virgin spécialement formés. Là encore toutes les phase critiques sont analysées, malaises, chocs en impesanteur, ect . Plus de deux cent vols sont programmés avant le premier vol ouvert au public.

Q : De quels équipements de sécurité disposent les appareils Virgin Galactic ?

R : du même type que les équipements disponibles à bord des jets habituels. Comme il est dit plus haut, les pilotes ont la possibilité d’intervenir à tout moment dans toutes les phases du vol pour l’interrompre et revenir au sol en vol plané et guidage automatique, à la différence des pilotes de fusée qui après la mise à feu et jusqu’au passage en orbite n’ont pas la possibilité d’intervenir.

Q : Quelles garanties offrent Virgin Galactic quant à la sécurité des passagers ?

R : Plusieurs types de sécurité sont prévus. D’abord, une sécurité préventive avec les tests médicaux, les tests d’équilibre et de sensation en impesanteur, la formation à l’anticipation de ces sensations nouvelles de manière à éliminer les risques psychologiques. La sécurité des vols ensuite avec l’agréement FAA, les tests contraignants à l’extrême, sachant qu’un échec anéantirait l’ensemble du projet, compromettant gravement l’avenir des lourds investissements privés ! Les équipements de sécurité des passagers, leurs combinaisons antiG, leurs masques protecteurs de rayons solaires..etc. Jusqu’au pied de l’échelle d’accès à l’appareil, le candidat au voyage pourra décider ou non de son départ. Le droit américain ne lésine pas avec les droits du consommateur, lui donnant toute latitude d’accepter ou refuser son acte d’achat en parfaite connaissance de causes et… d’effets ! Il reste cependant, comme dans toute prestation de transport, un risque subsistant que le passager accepte de prendre en franchissant le seuil de son avion-fusée comme lorsqu’il embarque dans son jet !